Qui sommes-nous ?

Fondé en juillet 2005 à Paris, le Théâtre de l’Homme qui marche travaille sur le croisement des arts vivants, théâtre, danse butô, chant, musique, tente de tendre une passerelle entre l’Orient et l’Occident, et recherche ainsi l’universalité d’une parole vivante.

Il s’appuie sur quelques intuitions, comme des cailloux qui jalonneraient un chemin : une fascination pour le mouvement des corps, la force tellurique de la vie ; la complémentarité des arts du spectacle, théâtre, danse, chant, vidéo, musique, pour plonger le spectateur dans la magie d’un monde, pour le faire danser sur notre fil de funambule ; la performance in situ, en faisant scénographie de tout bois ; la joie d’emprunter des «chemins qui ne mènent nulle part», dans l’instant éphémère du spectacle vivant.

En parallèle de sa vocation de création, le Théâtre de l’Homme qui marche a à cœur de transmettre les techniques de l’acteur qui sont les siennes, à la frontière du théâtre corporel basé sur la pédagogie de Jacques Lecoq, du travail de Grotowski et des danses et chants du monde. Les membres de la compagnie interviennent ainsi auprès de comédien.nes, danseur/ses et chanteur/ses professionnel.les et amateur.es, mais aussi auprès d’enfants et d’adolescent.es, au travers d’ateliers annuels et de stages.

Dans une démarche plus vaste de travail autour de la libération de la parole et de la mise en place des conditions d’un débat citoyen, les pédagogues travaillent en collaboration avec des établissements de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, auprès des éducateur/trices comme des adolescent.es, avec des Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (SPIP), avec la Ligue de l’Enseignement et dans des centres de formation pour jeunes en difficulté.

Le Théâtre de l’Homme qui marche est membre du Réseau des Arts vivants en Ile-de-France. logo_raviv_rouge_moy

 

Un monde de chemins

« Le chemin est un hommage à l’espace. Chaque tronçon du chemin est en lui-même doté d’un sens et nous invite à la halte. (…)

Avant même de disparaître du paysage, les chemins ont disparu de l’âme humaine : l’homme n’a plus le désir de cheminer et d’en tirer une jouissance. Sa vie non plus, il ne la voit pas comme un chemin, mais comme une route : comme une ligne menant d’un point à un autre, du grade de capitaine au grade de général, du statut d’épouse à celui de veuve. Le temps de vivre s’est réduit à un simple obstacle qu’il faut surmonter à une vitesse croissante. (…)

Dans le monde des routes, un beau paysage signifie : un îlot de beauté, relié par une longue ligne à d’autres îlots de beauté.

Dans le monde des chemins, la beauté est continue et changeante ; à chaque pas, elle nous dit : « Arrête-toi ! »

Milan Kundera, extrait de L’Immortalité

 

Sophie Hutin

Actualités : sophiehutin.wordpress.com/

IMG_0083-miniatureSophie Hutin est metteuse en scène, comédienne et danseuse butô. Sa formation et sa recherche sont liées aux techniques du théâtre corporel, masqué et chanté (Lecoq, Grotowski, théâtres orientaux) et à la danse butô, en filiation avec le Jinen Butoh d’Atsushi Takenouchi. Elle est également diplômée de Sciences Po et d’un double master en économie et philosophie. Elle anime des stages et des ateliers de recherche de théâtre corporel, masqué et chanté (comédien.nes et danseur/ses professionnel.les et amateur.es, enfants, adolescent.es, personnes sous main de justice, immigrant.es).

Ses principales créations sont : Souffles (butô, 2011), La Légende du seuil (butô, 2010), Hamlet-machine de Heiner Müller (théâtre et butô, 2009), O Labyrinthos (butô, 2008), Andromaque de Racine (théâtre, 2006).

Elle crée aussi des Ricochets, improvisations de butô au gré des rencontres musicales ou au gré des lieux (une quarantaine de performances entre 2008 et 2014).

 

Formation et parcours :

Après des études à Sciences Po’ et un double master en économie et en philosophie, elle mène des travaux de recherche en Philosophie du langage à l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (IHPST) entre 1998 et 2003, notamment autour de la notion de holisme épistémologique. En parallèle, elle enseigne l’économie à l’Ecole Centrale de Paris.

De 2000 à 2004, elle participe activement au projet d’éducation populaire mené par l’association Passion Théâtre (www.passion-theatre.org), dont elle a été présidente : accompagner le public dans l’élaboration de témoignages où ce dernier explore son émotion, son imaginaire et sa réflexion sur les spectacles vivants.

En 2004-2005, elle rejoint l’équipe de la Cie ‘Incidents Mémorables’ (www.incidentsmemorables.org), dirigée par Georges Gagneré, qui explore des écritures théâtrales contemporaines via des dispositifs vidéo-scénographiques en temps réel. Dramaturge et assistante à la mise en scène de La Pluralité des mondes de Jacques Roubaud (Filature, Scène nationale de Mulhouse, décembre 2004), elle est en charge de l’ensemble des projets pédagogiques de la Cie, notamment Fotobot, installation pédagogique vidéo-interactive. Elle collabore également au réseau Didascalie.

Elle est collaboratrice artistique à la reprise de deux opéras mis en scène par Stéphane Braunschweig, La Flûte enchantée de W.A. Mozart (Opéra de Lyon, octobre 2004) et Elektra de Richard Strauss (Opéra de Rouen, mars 2005).

Par ailleurs comédienne, ayant suivi une formation de théâtre corporel et chanté (Pédagogie Lecoq, Aloual, Pascal Arbeille, Farid Paya, et collaborateurs de Grotowski) ainsi que de danse butô (Atsushi Takenouchi, Yuko Ota, Daisuke Yoshimoto, Sumako Koseki), elle a joué dans plusieurs spectacles et dansé dans des performances de butô à travers l’Europe.

Au sein du Théâtre de l’Homme qui marche, elle coordonne l’ensemble des activités pédagogiques et anime également des stages et des ateliers de théâtre corporel et musical, en France et à l’étranger, à destination de comédiennes professionnel.les et amateur.es, de personnes placées sous main de justice, de jeunes rencontrant des difficultés psychosociales et d’immigrant.es. Depuis 2013, elle collabore avec la Ligue de l’Enseignement dans l’élaboration et l’animation de différents dispositifs citoyens à destination des enfants. Elle a conçu et animé au total plus de 60 stages et ateliers. Ellle est l’autrice d’un article publié dans Les Usages sociaux du théâtre hors ses murs, sous la direction de Jérôme Dubois, Paris, L’Harmattan, 2011 : « Pour un usage du théâtre dans la Justice pénale ».

 

Nicolas Torrens

© Franck Torralba

© Franck Torralba

Né en 1975, Nicolas Torrens est comédien et formateur. Sa recherche porte sur l’expressionnisme et le rapport à la monstruosité. Il conduit des actions de formation auprès d’adultes professionnel.les et amateur.es comme auprès d’enfants. Il mène également des stages avec les établissements de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, vis-à-vis des éducateur/trices comme des adolescent.es. Il s’est formé notamment à l’Académie Internationale des Arts du Spectacle (AIDAS). Il rejoint le Théâtre de l’Homme qui marche en 2008 et participe à l’ensemble de ses projets pédagogiques. Il joue dans Hamlet-machine de Heiner Müller (création en juillet 2009, studio Le Regard du Cygne, tournée en 2010) et dans des performances de la compagnie.

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